Portail régional de l'enseignement agricole public en Provence - Alpes - Côte d'Azur

Jean-Claude, une vie documentée et bien remplie.

"Nous on fait partie des vieux meubles, on a vu partir Michèle Robin ; on a vu partir Alain Nebon, Gilbert Garnier et là c’est mon tour… Alors, les jeunes, il faut vous remuer, ça va pas être facile…"
"Merci, merci bien et bonne continuation !"
Jean-Claude Pux, chaleureusement entouré par les représentants des "réseaux thématiques" de l'enseignement agricole public en Provence Alpes Côte d'Azur.

"Je suis entré dans l’enseignement agricole en 1969. (Les collègues : "Ouais, bravo !") J’y ai gravi tous les échelons : J’y suis rentré comme répétiteur, comme beaucoup, d’ailleurs. Après j’ai enseigné les mathématiques pendant une quinzaine d’années. En 1988, les premiers documentalistes ont été recrutés sur liste d’aptitude – nous on n’a pas passé de concours, on était 20 - et ensuite on a fait appel à nous pour faire passer les concours… Moi, je n’ai jamais voulu les faire passer, au début, j’étais un peu gêné… Je me suis investi dans les concours plus tard, vers 1992-93… Et après - dans les jurys de concours ça tourne - je n’étais plus dans les concours de l’agriculture, en revanche, j’ai été récupéré par l’Éducation Nationale pour justement faire passer le CAPES, jusqu’à l’année dernière…

Je suis arrivé à Antibes tout de suite, en 1969 ; et j’y ai fait toute ma carrière. C’est assez rare quand même. J’y ai passé 39 ans. Je connais tout l’établissement et j’ai vu passer beaucoup de monde. Quand je suis arrivé à Antibes, il n’y avait pas de centre de documentation (…) Quand je suis arrivé il y avait une grande salle où des livres étaient rangés par ordre alphabétique. C’était extrêmement pratique pour les retrouver. On a donc  tout créé de A à Z avec l'aide d'un CES… Voilà vous savez  presque tout.


Et maintenant ? J’aspire à voyager pas mal. J’espère voyager à travers le monde… Je reviendrai dans le Queyras quand même… C’est vrai que pendant 10 ans j’allais dans le Queyras été comme hiver, mais il faut découvrir autre chose quand même.

(une collègue lui remet un paquet-cadeau)
Par contre, je ne coupe pas totalement les ponts ; ce serait dûr de couper brutalement… Comme je suis présent dans mon ASMA  départementale et que je fais partie du C.A. au plan national, je garde ces activités là pour qu’il y ait encore un lien… J’ai envie de passer à autre chose, quoi ...


(Jean-Claude ouvre son paquet-cadeau)
Ouh là,  ça c’est sympa,  tiens ! (il découvre un choix de séjours non conformistes)
Cet été j’étais à Madagascar, dans un tour un peu bizarre. On a dormi dans des endroits… Pas  d’eau, pas d’électricité ; à manger quand le ravitaillement pouvait arriver au village… Je suis un peu habitué à la dure mais là….
(Une collègue : "Tu choisis un hébergement dans un hôtel ou dans les arbres, ou dans un igloo…")



Une semaine en POLOGNE et retour au CFPPA de CARPENTRAS-SERRES

Maeva, Sabrina, Jeremy, Moïra VARON (formatrice) Ryad et Adrien

Le Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (C.F.P.P.A.) LOUIS GIRAUD de CARPENTRAS-SERRES, est le seul organisme de formation agricole en PACA à avoir constitué un E.T.A.P.S. (Espace Territorial d'Accès aux Premiers Savoirs), soutenu par la Région Provence Alpes Côte d'Azur, dans le cadre du Service Public Régional de Formation Permanente et d'apprentissage.
Une quinzaine de jeunes sans qualification et sans emploi y sont en formation jusqu'en juillet 2008.
C'est dans le cadre du projet européen sur la citoyenneté  "GRUNDTVIG 2" que six d'entre eux ont participé à un voyage d'étude en Pologne du 31 mars au 6 avril dernier.

Maeva, Sabrina, Adrien, Jeremy et Ryad nous racontent leur équipée.

Leurs formateurs resituent cette action dans le contexte de l'insertion sociale et professionnelle en région Provence Alpes Côte d'Azur.

Un lieu, des outils, une pédagogie pour réussir. Moïra VARON et Morgane LANGLOIS vous en parlent. 

Texte, propos recueillis et photos
Didier Rousselle (SRFD-CRIPT PACA)

LE TRAIN DE LA TERRE 2008 en région PACA

 

les 4, 5 et 6 février

à AIX EN PROVENCE, TOULON et AVIGNON

Démarre le téléchargement du fichiervoir communiqué de presse (.pdf)

Démarre le téléchargement du fichiervoir et télécharger le dossier de presse (.pdf)

 

 

Le train de l'AFICAR s'est arrêté à :

- Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreà Aix-en-Provence, le 4 février

- Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreà Toulon, le 5 février

- Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreà Avignon, le 6 février

 

 

"Notre agriculture, elle avance avec nous !"

 


Un jardin public nouveau en Arles : Le premier arbre d'HORTUS est planté...

 

 

 

"HORTUS, vaste jardin imaginé comme un "hippodrome végétalisé" reliera prochainement un nouveau quartier d'Arles avec son glorieux passé gallo-romain..."

 

réalisation photo 3D par Sylvain SOLA

 

En septembre, seule la photographie d'une simulation 3D repérait le projet.

Le 26 octobre 2007, le premier arbre, un cyprès florentin, est planté au coeur de cet hippodrome rêvé, devenu pour un an, le chantier d'insertion d'une trentaine d'ouvriers paysagistes et moulistes. Ces futurs détenteurs du Brevet Professionnel "Création et entretien de travaux paysagers" seront encadrés par les formateurs du Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA)  du Lycée Professionnel Agricole "Les Alpilles" de Saint-Rémy de Provence.

 

 vers le site du projet : http://www.arles-antique.cg13.fr/mapa_cg13/hortus/index2.htm

 

Le premier cupressus sempervirens se dresse désormais comme l'obélisque de l'antique spina (épine dorsale) d'une piste de cirque romain. Il s'érige également en symbole, pour les acteurs comme pour les nombreux soutiens et partenaires d'un jardin unique en son genre. Voulu par le Musée départemental de l'Arles antique, ce jardin public de près de 7000 m2 sera aussi un lieu de découverte historique et culturelle. Il a été conçu et sera réalisé par le jardinier-paysagiste Marc Féraud, en collaboration étroite avec l'équipe scientifique du musée. Cet ambitieux programme (plus d'un million d'euros) est soutenu, via "ID2" (Initiatives et innovations pour une dynamique de développement du Pays d'Arles), par le Fonds Social Européen dans le cadre d'Equal (Lutte contre les formes de discrimination et d'inégalité à l'emploi), par les Collectivités Territoriales (Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur, Conseil Général des Bouches-du-Rhône), par la Ville d'Arles et par le Pôle d'Insertion. C'est à la Chambre de Commerce et d'Industrie du Pays d'Arles, initiatrice de "ID2", que revient la gestion-coordination de l'ensemble de l'opération.

 

Le Maire d'Arles, le Président de la CCI, la représentante de la Communauté Européenne, la représentante du Conseil Régional, le Sous-Préfet ne tarissaient pas d'éloges sur ce projet particulièrement fédérateur et enthousiasmant.

 

Sur le Site Portail de l'Enseignement Agricole Public en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (eap-paca), nous vous tiendrons au fait de la progression des travaux.

Texte : Didier Rousselle

 


Le LPA Paysager de Marseille mis en évidence...

 

Le lundi 14 mai 2007, dans la matinée, un groupe d'élèves

du Lycée Agricole Public

d'Aménagement Paysager de Marseille,

investissait la cour de l'Hôtel de Région PACA...

 

(Le parterre est en place, les élèves attendent patiemment sur les marches, l'arrivée des "officiels" du vernissage)

 
Que chacun se rassure, il s'agissait d'une invasion toute amicale, à l'invitation même, de la Région Provence - Alpes - Côte d'Azur.

À 11 heures, au nom de Monsieur le Président Michel Vauzelle, Monsieur Joël Canapa, Vice-Président du Conseil Régional, Délégué à la Solidarité, à la Prévention et à la Sécurité, procédait au vernissage de l'exposition "Aimer sans peur" (Solidarité et prévention : apprenons à vivre avec le sida).

 


 

L'exposition "Aimer sans peur", créée par la Région PACA, en partenariat avec l'association AIDES et le Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida (CRIPS PACA) a été conçue à l'occasion de l'accueil, à Marseille, de la "Conférence internationale de recherches sur les sciences humaines et sociales du Sida AIDS" IMPACT (du 1er au 4 juillet 2007 - Hôtel de Région).

(extrait de la fresque "1000 portraits" du photographe Pierre Malaval.)

Cette exposition, à l'attention du grand public, a l'ambition "d'informer, de prévenir mais aussi de
dénoncer les discriminations dont les personnes séropositives font encore trop souvent l'objet,
ainsi que les inégalités frappantes de l'accès aux traitements entre les pays riches et les pays pauvres."

Les classes de BEP "Travaux paysagers" et de "Maréchal-Ferrant" du Lycée Agricole Public d'Aménagement Paysager de Marseille ont été chaleureusement félicitées, par le Conseil Régional et par le CRIPS PACA, pour leur participation et leur engagement exemplaires.

 

 

( de g. à droite : Jean-Claude Boucaud, proviseur rencontre Joël Canapa, vice-président du Conseil Régional.)

 

Jean-Claude Boucaud, proviseur du LPA de Marseilleveyre, en est heureux, à plus d'un titre : "Il y a eu une forte mobilisation de la part de nos élèves, comme de la part de l'équipe enseignante... Quatre classes ont participé à ce travail autour des problématiques du Sida. Dans les matières générales, scientifiques ou techniques, un grand nombre d'enseignants ont travaillé au projet. Les prestations du LPA sont d'une grande qualité. Ce qui est remarquable, avec l'aide du CRIPS, c'est que les élèves ont su créer des messages de prévention à travers leurs spécificités professionnelles. Cela favorise l'échange avec les autres jeunes, au sein du Lycée comme à l'extérieur."

Les travaux des élèves du LPA - Aménagement Paysager de Marseille occupent une place privilégiée au coeur de l'exposition et voisinent notamment avec les "1000 portraits" du photographe Pierre Malaval et la fresque murale réalisée par les graffeurs de l'Artmada de Marseille... Dès l'entrée de l'Hôtel de Région, le "ruban rouge sida" matérialisé en parterre, fleurs et gazon, accueillait les visiteurs. Un calicot blanc, monumental, accroché dans le grand hall, détaille les "parce que...", les bonnes raisons de se protéger du sida pointées par les élèves du BEP Travaux Paysagers 1ère année. C'est à la classe de BEP maréchal-ferrant 1ère année que revient le mérite d'avoir imaginé les QCM de l'absurde : "Si vous avez coché une réponse, c'est que vous avez un problème avec le sida."

Qui d'autre qu'un maréchal-ferrant pouvait imaginer un fer à cheval plié comme l'emblème de la lutte contre le sida ?

 

Ici relatées par la photo, les performances paysagères des élèves du BEP Travaux paysagers 2ème année, interrogent avec humour et sens de l'à propos.

Texte et photos : Didier Rousselle DRAF-SRFD CRIPT PACA

 


En novembre 2006 à Antibes...

"Mot pour mot" (Verbatim) de Jean-Paul LONCLE

Directeur du CFA régional de l'EPL d'Antibes 

 

Épreuves éliminatoires régionales des Olympiades des métiers :

 

"C’est la troisième fois qu’on l’organise. Ça stimule, c’est dynamique... Il y a un dynamisme énorme au niveau des formateurs et des apprentis. C’est un lien entre eux à un moment donné, c’est en dehors de leurs cours… Et il y a un objectif commun, valoriser les jeunes et également leur savoir faire, ils s’éclatent  autrement, c’est bon…"

 

                                

 

           Pascal Mouraud, formateur jardin paysage, au milieu de "ses" lauréats du jour...

 

(... Et la mise en place ?)

 

 

"Une semaine, huit personnes à mi-temps, donc 4 personnes en équivalent temps plein… et beaucoup de matériel et un chapiteau de 1000 m2"

"Maintenant, à la troisième fois, c’est deux petites réunions et puis on est parti quoi…. On sait quoi faire, on sait comment faire, on connaît déjà les partenaires, on sait chez qui on peut aller chercher les matériaux ; on connaît les réseaux au niveau des plantes, de tel ou tel type de végétaux et on gagne énormément de temps."

 

(combien de binômes en aménagement, cette fois ?)

 

"Onze binômes, la première fois on en avait cinq ; la deuxième fois on en avait 11 avec Languedoc-Roussillon ; et cette fois on en a 11 parce que l’on a région Corse en plus."

 

(et les rapports avec les professionnels ?)

 

"Une évolution énorme. On va chercher des partenaires jusque dans les Bouches-du-Rhône... Alors qu’avant on travaillait uniquement Alpes Maritimes. En deuxième phase on est allé dans le Var. En troisième phase on est allé jusque dans les Bouches-du-Rhône."

 

 

(... et la collaboration avec les autres établissements de la région ?)

 

"C’est assez difficile de travailler avec les autres… (il rit). Le pôle de compétence en aménagement étant Antibes, on vient plutôt chercher l’information chez nous, plutôt que le contraire… Ils amènent des binômes et on fait évoluer aussi la pédagogie dans ces établissements. C’est une démarche aussi intéressante."

 

(un souhait pour dans deux ans ?)

 

"Entre temps on va essayer - dans tous les départements de la région PACA - d’organiser  des finales départementales pour tâcher d’élever encore le niveau. Il faut qu’on arrive à être meilleurs au niveau national. Donc, ça se prépare. Au lieu d'avoir un niveau régional qui soit amateur, on va garder l’amateurisme au niveau départemental pour être semi professionnels au régional... (il sourit) On devrait gagner un échelon." 

 

... et l'inauguration des nouveaux locaux du CFA

le 24 novembre 2006

avec Jean-Paul LONCLE

 

(Que pensez-vous des nouveaux locaux du CFA ?)

 

"Ils rentrent dans un aménagement intégré du paysage. Il n’y a pas d’étage. On a joué sur la dénivellation du terrain. Tous les abords seront aménagés par les jeunes. Ce que l’on veut c’est que le traitement des abords soit pédagogique. On a un toit-terrasse aménagé ; des murs végétalisés... On a mis des bambous. La terrasse a été végétalisée par les jeunes. On veut mettre les jeunes en situation ; les BTS, les ingénieurs, soient dans la conception et que ce soit évolutif, pas figé. Il faut que toutes les promotions se sentent un petit peu impliquées… Qu'ils s’emparent des lieux. Le bâtiment c’est l’écrin. Il faut qu’ils lui donnent de vrais contenus"

 

(... Et quelles satisfactions ?)

 

"Pourvou qué ça doure… Je pense qu’aujourd’hui on est arrivé … on est parti de 100 apprentis on est à 1300 apprentis... On a une licence pro qui doit s’ouvrir à l’automne. On va du CAP au niveau de l’ingénieur, oui, oui…"

"En dix ans et on a ouvert les filières de formation à tous les niveaux. Il faut que ça dure surtout au niveau des retombées vis à vis des jeunes. Tant qu’on a un métier qui est porteur je pense qu’on est dans le bon sens. Et on est bien aidé."

 

(... Et la formation ITIAPE ?)

 

"Oui on en a 42 ici, 14 par an. L’an dernier, la première promotion est sortie, on a eu 11 réussites sur douze candidats, dont un qui est arrivé second au niveau national. Pour la première année on a essuyé de bons plâtres"

 

L'entretien se poursuit sur la terrasse d'un bâtiment neuf…

 

 

(... Nous sommes dans un jardin d’application ?)

 

"Oui, et comme on est dans une démarche d’expertise par rapport aux professionnels. Tout ce qui reste vide aujourd’hui doit bouger tout le temps."

 

(... Avec une planification ?)

                                   

                                                 Inauguration et visite d'une nouvelle salle de cours...

"Absolument !  Aujourd’hui on est dans un bâtiment intégré et qui doit évoluer dans ce sens. On a une fonction, une obligation de pédagogie… À l’intérieur ce sont les salles de classe et un laboratoire de langues, et l’extérieur doit évoluer en fonction des besoins de la profession, des besoins pédagogiques. Nous devons être l’image de l’évolution de la profession : intégration de nouveaux végétaux, expertise, action, recherche et voilà…" 

 

(... Avec une vue panoramique ?)                                              Un toit-terrasse végétalisé...

"Oui, on voit d'ici, les bâtiments de 1930, de 1960 et des bâtiments de l’an 2000… (il pointe du doigt) Et en plus on a une lecture du paysage avec les Tours Sarrasines, ici un fort carré. Par contre 1930 nous a rayé Nice… Et là quand on voit tout le Mercantour enneigé c’est fabuleux… C’est réellement pédagogique à plus d’un titre, notre toit-terrasse..."

 

(photos réalisées et propos recueillis par Didier Rousselle,  chargé de mission DRAF-SRFD/CRIPT)